Artisanat
Découvrez les articles réalisés par des petits ateliers d’artisans de Béthléem, soutenus par la Société coopérative d'artisanat de Terre Sainte, fondée à Bethléem en 1981
En raison des derniers événements, Bethléem est totalement fermée aux touristes.
Les conséquences sont désastreuses car le tourisme et la vente des produits artisanaux permettent de faire vivre des familles entières.
Quelques histoires de ces ateliers :
Atelier Abu-Hiba : L’histoire d’Atallah et Nawal
Dès le début, Atallah et Nawal Gharib ont travaillé côte à côte, construisant ensemble leur famille et leur artisanat.
« Nawal est le pilier de notre foyer », déclare Atallah. « Elle nous aide à garder les pieds sur terre, nous aidant toujours à nous concentrer sur les bons côtés et à surmonter les difficultés.»
Nawal sourit et ajoute : « C’est une belle chose de se sacrifier pour sa famille plutôt que de rechercher la reconnaissance.»
Bien qu’elle n’ait pas eu la chance de terminer ses études, Nawal affronte les difficultés de la vie avec grâce, contribuant financièrement, émotionnellement et spirituellement à son foyer.
« Nous sommes profondément reconnaissants à la Coopérative d’Artisanat de Terre Sainte pour la rénovation de notre atelier », disent-ils. « C’est le plus beau cadeau que nous ayons jamais reçu. Nous travaillons désormais dans un espace plus sain et plus digne.»
Elles expriment également leur gratitude pour l’engagement continu de la Coopérative : « Merci de toujours acheter nos produits à un prix équitable. Cela fait toute la différence. »

Khader Khair : Un parcours de résilience et d'artisanat
Khader Khair a commencé à apprendre l'art de la sculpture sur bois d'olivier dès son plus jeune âge, travaillant aux côtés de son oncle chaque jour après l'école. En 1987, il s'inscrit en laboratoire clinique à Ramallah. Cependant, comme beaucoup de jeunes Palestiniens, Khader est contraint d'abandonner ses études en raison des troubles politiques et des restrictions sévères à la circulation.
Issu d'un milieu modeste et dépourvu d'outils adéquats, il commence à fabriquer de petites croix et des broches chez lui, en utilisant uniquement des couteaux et des tournevis. Petit à petit, il acquiert le matériel nécessaire au développement de son art.
En 1994, Khader épouse une infirmière qui le soutient non seulement émotionnellement, mais aussi en contribuant aux revenus du foyer. Au fil des ans, le dévouement et le talent de Khader transforment sa passion en une entreprise florissante. Aujourd'hui, il possède l'un des ateliers les plus prospères de la Coopérative d'artisanat de Terre Sainte. Son équipe compte 14 ouvriers, dont six femmes travaillant sur place, ainsi que plusieurs femmes qui produisent à domicile. Bien que son atelier soit toujours installé dans le garage de sa maison, Khader est désormais conscient des risques environnementaux et sanitaires que cela représente pour sa famille et ses voisins. Après avoir participé à de nombreuses formations organisées par la Société coopérative d'artisanat de Terre Sainte, il s'engage à améliorer les conditions de travail et les normes environnementales de son entreprise.


